François Heaulmé


(26 septembre 1927 - 23 octobre 2005)



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Portrait de François Heaulmé. Photographie de Serge Briffaud
François Heaulmé est né en Haute-Savoie à Saint-Jorioz le 26 septembre 1927. Il fait des études classiques au collège de Thônes et ensuite à Paris au lycée Michelet.
En habitué du Louvre dès la prime jeunesse, il "étudie" la peinture sur le "motif", le motif n'étant pas ici l'image d'un modèle extérieur à représenter, mais bien le sujet essentiel de toute peinture, c'est-à-dire la peinture en soi. Exercice du regard pour comprendre ce qui en constitue la substance même. Le peintre va "enquêter sur", "explorer" (indagare disent les Italiens) la réalité multiple de la matière des peintres pour s'en approprier les secrets et trouver l'alchimie de sa propre substance.
Ayant d'abord vécu à Paris et en Champagne, il s'installe en 1967 dans le Lot, près de Cahors. La même année, il commence à s'intéresser à côté des huiles sur toile à la technique du monotype dont il enrichira les ressources esthétiques tout au long de sa carrière, comme en témoigne notamment la remarquable suite inspirée de La Ballade de la Geôle de Reading d'Oscar Wilde (2002-2004).
Après la période "expressionniste" des premières expositions où est encore privilégiée la pleine pâte, il crée à partir des années 70 un autre style et un autre espace, dans des toiles représentant des décors de théâtres plus ou moins vides, ou peuplés d'"êtres" étranges : hommes, animaux, feuilles parfois. Le pinceau, comme discipliné, se plie à une nouvelle ascèse. L'image est dense, profonde, et la touche toute en maigreur. François Heaulmé dans l'atelier. Photographie de Serge Briffaud La chair de la peinture est pourtant bien là, mais moins tactile, elle vibre à l'unisson d'un subtil dépouillement. Le peintre s'en explique dans Le chien du pâtissier, texte qu'il a écrit pour la rétrospective du Musée de Saint-Denis (1986).
Il poursuit dans les années 80 et jusqu'à aujourd'hui sa recherche d'une matière essentielle, faite du renoncement aux empâtements et au brillant de naguère, et dont la présence se nourrit à la lumière même du grain de la toile animé, réanimé, par la légèreté d'un pinceau virtuose.
Et les propos de l'artiste sont, vingt ans plus tard, un écho de ceux qu'il avait confiés dans Le chien du pâtissier. Le texte Vingt ans plus tard sera publié dans le catalogue de l'exposition du Musée Henri Martin à Cahors (18 mars - 6 juin 2005).

Jeanne Heaulmé
Février 2005






Contact: jheaulme@gmail.com


© Photographies de Pierre Basset, Serge Briffaud, Frédéric Joncour,
Alex Krassovsky, Alessandro Peroni, Régis-Lebrun, Isabelle Rollin.



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